Une star du web devenue célèbre en postant des contenus choc sur les réseaux sociaux, qui, après un accident grave survenu sur le tournage de l’une des vidéos, décide de s’isoler dans un chalet à la montagne avec son assistant personnel pour faire un break. (Source : Allociné)
Merci à trisdelamuerte qui a créé cette fiche
Hélas, notre cher cinéaste enfonce le clou et n’a plus rien d’intéressant à raconter si ce n’est sa vision du monde assez cynique et pour tout dire étriquée... À quoi ça sert, sa galerie de débiles ?
je trouve ça toujours pertinent, j'aime bien sa vision de ses personnages incompris, qui cherchent ou ne cherchent pas à comprendre une société absurde.
Ni queue ni tête, une horreur
Quentin Dupieux confirme une nouvelle fois son talent unique pour raconter des histoires absurdes mais d’une richesse folle. J'ai adoré la façon originale dont a été traité un sujet qui ne l'est pas tant que ça : cette quête permanente de validation qui pousse les influenceurs à une escalade toujours plus dangereuse : surenchère de concepts, mise en danger de soi, rivalités absurdes… alors que le seul véritable gagnant reste les plateformes et donc les géants de la tech qui capitalisent sur cette compétition toxique.
Adèle Exarchopoulos est impressionnante. Méconnaissable, elle incarne avec une justesse troublante cette jeune femme progressivement dévorée par une notoriété précoce, obtenue à travers des « challenges » toujours plus extrêmes. Son basculement dans une forme de folie est à la fois fascinant et inquiétant.
Si j'aime le côté "no reason" de Dupieux (magnifiquement énoncé dans l'intro de Rubber), le film m'a semblé ici un peu vain.
Ca reste toujours très drôle et mordant mais... a quoi bon ?
C'est du Quentin Dupieux ! Il faut aimer et c'est relativement spécial !
J'avoue avoir bien aimé la première partie du film avant de m'ennuyer plus ou moins sur la seconde partie !
Bon Adèle est juste fantastique dans ce film comme d'habitude ! Elle est méconnaissable et elle a rendu son personnage exécrable au possible !
Bref, c'est du Dupieux c'est la meilleure phrase pour résumer le film
Mon deuxième Dupieux après Réalité, donc je ne saurais pas dire si le film est bon ou non dans la filmographie du réalisateur, mais en le jugeant simplement sur ce qu'il est, je l'ai trouvé bien meilleur que ce que j'aurais cru !
Je m'attendais à quelque chose de plus absurde qu'autre chose, mais même si le film joue effectivement sur cette dynamique, il va bien plus en profondeur et remue finalement beaucoup, avec une fin que j'ai trouvée très marquante (sans spoiler, j'aime beaucoup la symbolique de l'oiseau, surtout par rapport à la scène du début).
Le film nous offre une satire de l'ère des réseaux sociaux, au travers d'un personnage représentant tout ce qu'il y a de plus dérangeant et de malsain dans cette quête de contenu, un personnage assez étrange, vulgaire, plutôt drôle mais difficilement appréciable... Mais finalement, on finit par développer une forme d'empathie pour elle, justement parce que malgré les apparences, elle n'est pas traitée comme une bête de foire par le réalisateur.
C'est assez fort de chercher à humaniser à ce point un personnage incarnant la déshumanisation par les réseaux sociaux. Magalie ne se révèle pas pour autant comme étant secrètement plus sympathique qu'on pourrait le croire, elle n'est pas édulcorée, cette "noirceur", évoquée par le film lui-même, est entièrement assumée jusqu'au bout (et elle me détesterait pour la façon que j'ai de parler d'elle, désolée Magaloche), mais on nous pousse à la comprendre, sans l'excuser, simplement en comprenant sa détresse dans un monde auquel elle s'est adaptée sans savoir pourquoi et sans jamais pouvoir se plier à toutes ses règles.
C'est un personnage comme je n'en avais encore jamais vu, vraiment très marquant, dérangeant, oui, mais surtout pour son humanité brute et brisée.
Le concept même derrière son statut de créatrice de contenu est d'ailleurs excellent : une fille incapable de ressentir la douleur, qui détruit son corps pour divertir des internautes. Ça fait d'abord sourire, et puis on réalise ce que ça implique réellement.
Un grand bravo par ailleurs à Adèle Exarchopoulos, que je n'ai pas eu l'occasion de voir dans beaucoup de rôles mais qui a fournit ici ma prestation préférée de sa part pour le moment ! J'avais peur que les éloges à son égard soient simplement liées à la transformation physique, mais elle est totalement habitée par son rôle, c'est bluffant dès les premières secondes.
J'ai également trouvé les autres personnages intéressants dans leur caricature. L'assistant qui suit la "star" comme un toutou, la journaliste condescendante qui exploite son interlocutrice jusqu'à la moelle (très, très bon personnage dans son genre), les fans qui stalkent en pleine montagne...
Chacun remplit parfaitement son rôle.
Maintenant, ce qui fait que j'ai tout de même été un peu dubitative par moments, c'est tout le reste.
À commencer par les autres acteurs :
Sandrine Kiberlain... Fait du Sandrine Kiberlain, concrètement, même si elle le fait très bien pour ce rôle.
Jérôme Commandeur... Fait du Jérôme Commandeur, et j'ai peut-être trouvé à certains moments que ses intonations sonnaient un peu forcées.
Etc, etc...
Dans l'ensemble, rien de mauvais, mais Adèle Exarchopoulos porte vraiment le film.
Quant à la réalisation, il y a des scènes très intéressantes, mais d'autres bien plus sages, où tout repose sur les personnages plus que sur une mise en scène vraiment travaillée, ce qui rendait certains passages un peu plats.
Le rythme m'a d'ailleurs semblé un peu inégal.
Ce n'est pas un "grand" film, mais je l'ai trouvé très réussi dans ce qu'il entreprenait, très pertinent, très intéressant, avec une excellente performance de la part d'Adèle Exarchopoulos dans un rôle unique, vraiment un bon film qui vaut le coup d'oeil.