Benben a dit (04 Octobre 2015 à 17:41)
- commentaire à lire en écoutant la musique en vidéo ci-dessous... histoire de tirer une larme aux nostalgiques ! -
A quoi reconnaît-on un bon jeu ?
Outre les éternelles qualités graphiques, scénaristiques, musicales, etc... Je pense qu'un autre facteur déterminant est aussi le temps que l'on passe dessus, à l'explorer à le faire durer le plus possible avant de filer donner une bonne leçon au boss final.
Parce que l'on sait qu'une fois ce combat terminé, il faudra tourner la page, dire au revoir aux héros que l'on a contrôlé pendant des dizaines d'heures et avec qui nous avons arpenté tant de kilomètres/octets. Même si on pourra toujours recommencer le jeu, il manquera toujours l'étincelle de l'émerveillement et ce sentiment unique lorsque le générique de fin est apparu pour la première fois.
Et l'on s'échappe ici du domaine des bons jeux pour entrer dans celui de l'excellence. Car quand sortir le CD de la console pour le ranger précieusement dans sa boite vous semble une hérésie, c'est qu'il vous a marqué durablement.
Quand 90h de jeu ne suffisent pas à arrêter de s'émerveiller devant la direction artistique ou les musiques, on sait (enfin, on le sait déjà depuis 85 heures en fait) qu'on a le privilège de participer à l'un des titres les plus marquants de sa génération, et qui aujourd'hui encore peut largement se vanter d'être l'un des meilleurs RPG tous supports confondus, toutes époques confondues.
Xenoblade Chronicles est un jeu (franchement je trouve que ce mot "jeu" est une insulte tant on va au delà du simple divertissement dans le domaine vidéo-ludique maintenant) qui marque tant il est peaufiné et fait pour décalquer les sens.
On pourra peut-être lui reprocher de trop prendre son temps pour installer son scénario, de distiller les informations au compte-goutte au risque de perdre le joueur parmi les très nombreuses quêtes annexes, mais ce serait faire preuve de mauvaise foi que de s'en tenir à cela, car l'immersion dans le monde de Bionis est totale et sans cesse renouvelée. Il y a tellement à faire et à voir, que finalement le scénario principal pourrait même venir troubler le goût de l'aventure et de la découverte qui sont primordiales ici. La cosmogonie formée par le Bionis et le Mechonis témoignent de l'ingéniosité et de l'imagination des créateurs.
Avec un système de combat rythmé et aux multiples combinaisons, les duels ne sont jamais redondants. Sa simplicité de mise en œuvre pourrait faire croire à un manque de challenge, mais il n'en est rien. Comme quoi, nul besoin de complexité pour proposer un système performant.
A la limite, seule la création de gemmes (sortes de Materias à apposer sur un équipement) pourrait ternir l'expérience car elle est rébarbative et nécessaire.
Mais avec un gameplay qui propose de ne pas forcement retourner voir un PNJ lorsqu'une quête est terminée... J'ai envie de dire, tout est pardonné. C'est simple, mais il fallait y penser. A ma connaissance les autres RPG imposent toujours de retourner voir le personnage qui nous a donné une quête pour pouvoir la clôturer.
Autre originalité du gameplay : la dimension sociale entre chacun des membres du groupe, et avec le reste du monde. Permettant d’accroître les capacités lors des combats ou bien de pouvoir échanger des items (très... trèèèès) rares, ce système, si l'on souhaite en faire le tour, demande à lui seul des dizaines et des dizaines d'heures.
Le character-design est un digne héritier de ce qui se fait de mieux au Japon, tout en évitant la surenchère. Ici, chacun est classe (voire très classe) mais sans en faire des tonnes. Il va sans dire que tout le monde a une personnalité bien distincte qui apporte une profondeur et une crédibilité au groupe. Seul souci... Certains casques sont tellement dégueulasses que les voir portés pendant une cinématique cruciale rendrait la scène comique sans son contexte. Oui je précise au passage que chaque pièce d'équipement (et le jeu en propose... beaucoup !) apparaît en temps réel sur les modèles.
Les musiques n'en finissent jamais d'étonner par leur parfaite adéquation avec les environnements tous variés. Mélancoliques, agressifs, exaltants, enjoueurs, chaque thème est puissant. Je n'en attendais pas moins de la compositrice de Kingdom Hearts.
La Wii U propose via son habile émulation de sa grande sœur, d'afficher les titres de la génération précédente sur un écran HD sans perdre en qualité. Certes la résolution est basse, et l'aliasing omniprésent, mais la console fait vraiment honneur à Xenoblade. Encore une excellente raison de posséder cette machine, boudée par le public alors qu'elle est clairement géniale.
Pièce maîtresse du jeu vidéo, Xenoblade réussit magistralement à toucher et à marquer quiconque s'y frotte (enfin... presque quiconque !).
PS : 12/20 à un titre que j'encense ? Meuh 12 c'est une bonne note non ?
https://www.youtube.com/watch?v=PGkPEDFRgng
Benben a dit (16 Septembre 2015 à 10:08)
M'étonnerait que CDProjekt s’asseye sur la poule aux œufs d'or quand même.
Enfin bon, j'ai pas encore tâté de ce Witcher 3é du nom mais j'imagine, vu ton commentaire Touket, que ça se termine mal...
Benben a dit (16 Septembre 2015 à 10:06)
@Danette > Seriebox est un site collaboratif, libre à toi de créer la fiche pour les épisodes suivants, pour d'intégrer le tout à une saga :)
Benben a dit (09 Septembre 2015 à 09:56)
@bigpeperoni > tu as les deux opus précédents à faire sinon ^_^
Benben a dit (28 Août 2015 à 09:02)
Mouarf, avec 1h de jeu seulement c'est quand même hardcore de poser un 4/20, note qui n'est objectivement pas méritée ^_^
Benben a dit (22 Juillet 2015 à 09:39)
Oh punaise, Outlaws... Je ne sais pas comment j'ai fait pour oublier un tel chef d’œuvre tout droit sorti de l'époque où LucasArts pondait des merveilles.
https://www.youtube.com/watch?v=ybEZl3w0b_w
Benben a dit (17 Juillet 2015 à 09:45)
C'est marrant parce que genre en 2007 je jouais à Metro.Siberia
http://www.salomonsson.se/siberia/
C'est exactement le même principe que Escape ! (comme beaucoup d'autres jeux) sauf que c'est en Flash, on retrouve des similitudes dans les décors, et c'est gratuit ^_^
Benben a dit (05 Juillet 2015 à 19:30)
C'est avec presque 20 ans de retard que je me suis attelé à la tâche sérieuse qu'était de rajouter Castlevania Symphony of the Night à mon tableau de chasse des titres les plus cultes du monde du jeu vidéo.
Grâce à cette compilation, c'est chose faite, je pourrai fièrement dire au tout venant que moi aussi je connais l'histoire d'Alucard ! Si la baffe que j'ai prise avec ce titre en 2015 était à relativiser avec celle que j'aurais prise en 1997... Je porterais aujourd'hui un dentier, ce n'est pas plus compliqué que cela.
Avec un gameplay souple et divin, les développeurs ont trouvé comment ouvrir la licence Castlevania au grand public. Le château ouvert et explorable à l'envi regorge de secrets, l'aspect RPG et les transformations permettent un renouveau constant dans l'aventure, le bestiaire est varié et certains boss disposent d'animations incroyables. Difficile d'imaginer que ce jeu est sorti en même temps que... Bon en fait non, je ne trouve pas de jeux sortis en 1997 à flinguer car cette année fut riche, très riche en tueries cosmogoniques.
Le coup du château inversé en guise de faux NewGame vient doubler la durée de vie déjà conséquente, et n'a rien de rébarbatif, bien au contraire.
Quant aux musiques... Je dirais simplement que cet opus de Castlevania porte son nom de la plus belle des façons. De l'art.
Benben a dit (30 Juin 2015 à 10:07)
Et un nouvel opus d'Assassin's Creed à mon palmarès, un ! Hélas, Black Flag est loin d'être le meilleur de la saga, même si il regorge de bons points.
Scénaristiquement, on était habitués à mieux. [spoiler] Après la mort de Desmond à la fin d'AC III [/spoiler], je m'attendais à un twist intelligent dans l'histoire pour expliquer comment on allait pouvoir se plonger dans l'Animus, première déception avec cette grosse facilité qui est de dire qu'un individu lambda peut maintenant visiter les mémoires génétiques d'un autre. Mais lueur d'espoir en apprenant que le personnage principal s'appelle Edward Kenway, le grand-père de Connor (AC III). Je me dis qu'on va savoir pourquoi Haytham (le père de Connor) [spoiler] est devenu un Templier [/spoiler], mais non, peine perdue, on ne s'attarde que sur les péripéties de la vie de piraterie d'Edward.
Embarqué malgré lui dans la lutte millénaire entre Templiers et Assassins, son histoire a peiné à m'intéresser. Le seul point fort reste [spoiler] la cinématique de fin avec le petit Haytham [/spoiler]. Pourtant on sent la volonté des scénaristes d'avoir voulu poser un récit complexe, mais il s'embourbe dans une multitude de personnages.
Côté gameplay, pourquoi s'embêter à réinventer l'eau chaude ? C'est du Assassin's Creed pur jus, donc vraiment pas compliqué. Grâce à l'IA toujours aussi foutraque des ennemis, il est toujours possible d'exterminer tous les gardes d'un fort sans se faire toucher une seule fois, ou bien de se sortir tranquillement d'un combat contre 15 ou 20 gardes.
J'ai trouvé les batailles navales fadasses par rapport à celles d'AC III. Il n'y a qu'à regarder des vidéos des deux opus sur Youtube pour s'en convaincre. Et si elles étaient épiques et excellentes auparavant, elles deviennent rébarbatives et chiantes au bout du 20é navire envoyé par le fond ou dans notre flotte.
D'ailleurs la répétitivité fait son grand retour. Chacune des tâches et un prétexte à être recommencé encore et encore : aborder des îlots pour trouver des coffres, attaquer assez de bateaux pour avoir des ressources, prendre d'assaut les forts... Même les missions du scénario principal sont toutes identiques : suivre un type, écouter ce qu'il raconte, le buter... Les missions secondaires "Templar Hunt" sont les seules à tirer leur épingle du jeu et à proposer un peu de renouveau.
On notera également les missions sous-marines, qui sur le papier promettent du bon, mais en réalité sont chiantes et inintéressantes. Idem pour la pêche, quels que soient les animaux chassés, c'est toujours pareil.
Les sessions de hack hors Animus sont sympa au début mais deviennent vite ennuyantes car toujours identiques, et le résultat pouvant être une bande audio de 10 minutes, pas toujours intéressantes, c'est vraiment pas souci de complétion que je me suis adonné à la tâche.
L’encyclopédie est toujours aussi riche, c'est là l'un des gros points forts de la saga. On apprend plein de choses sur l'histoire des villes et des bâtiments, ça vaut tous les profs d'histoire que j'ai eu le malheur de subir ^_^
Bon certes la durée de vie du mode solo est carrément convenable, mais passer autant de temps à répéter les mêmes actions c'est un peu facile pour justifier 50h et plus.
Visuellement, on a droit à de très beaux décors : villes, jungles, archipels, c'est sublime. Les animations sont également d'excellente facture, surtout au niveau des visages. Le moteur du jeu est vraiment abouti.
Très peu de bugs dans cet AC, c'est assez rare pour le noter. Il n'y a qu'au niveau du son que j'ai constaté du cafouillage.
Niveau musical, on sent le compositeur moins inspiré car il n'y a aucun véritable thème marquant. Les shanty à collectionner (chants pirates entonnés par l'équipage lors des phases navales) sont par contre très bons.
Pour conclure, c'est peut-être parce que j'ai enchaîné AC III et Black Flag, mais j'ai trouvé cet épisode beaucoup trop plat, pas assez original, bref usant la corde encore une fois. Et dire qu'il y a encore Rogue, Unity, Syndicate....
Benben a dit (29 Juin 2015 à 09:33)
Je pense que Mario Kart est le genre de jeu que l'on a jamais vraiment terminé, mais j'estime avoir passé assez de temps dessus pour ranger la galette dans sa boite (osef des DLC... pour l'instant).
Dans la lignée de ses prédécesseurs, ce volet reprend ce qui a fait le succès de la série, le tout enrobé façon Nintendo, donc avec qualité et moult bonus trop kawaï.
Mais ce qui m'a toujours fait chier et qui bien sur ne fait pas défaut ici, c'est l'insolence des bots qui savent à la perfection te pourrir dans les 5 dernières secondes d'une course un parcours sans-faute qui t'aurais permis d'avoir ces trois putain d'étoiles.
A noter, l'arrivée via une MàJ gratuite, des circuits 200CC qui opposent un challenge à la hauteur des talents d'un joueur ayant poutré le 150CC dans tous les sens.